J'ai lu l'interview de Constance Debré dans Le Monde, "Des enfances comme la mienne, dures, vous constituent".
J'y ai trouvé une analogie avec mon ressenti, ayant également perdu ma mère très jeune*. Je suis convaincue d'avoir été comme elle "constituée" par cet événement. Mais pour ma part, disons que cette perte ne m'a pas fragilisée, mais a renforcé mes défenses me permettant de construire et de réussir ma propre vie. Mais les réponses sont très personnelles : ne faisons pas de réactions individuelles une généralité.
Si je cite cette interview dans mon blog, ce n'est pas tant pour le sujet qui m'intéresse évidemment, mais pour la personnalité de Constance Debré que j'ai vraiment envie de lire. Je cite des extraits de son interview :
"J’ai toujours recherché le sens. Pour moi, la réalisation de soi passe par le travail."
"J’ai toujours pensé que le matérialisme était à la fois laid esthétiquement et médiocre moralement : un piège que nous tend la société. J’aime la sobriété. Ça relève d’un plaisir enfantin, du jeu : vivre dans une cabane et être plus malin que ces Américains qui ont quatre frigos. Je trouve ça beau. "
...
* j'ai perdu ma mère à 6 ans, mais contrairement à l'autrice, j'ai eu ensuite une enfance normale dans une famille recomposée stable et aimante.
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